On le voit depuis quelques années dans les plus grands défilés Haute Couture, le rouge vin, rouge cerise ou le « burgundy ». Il se substitue aux couleurs neutres et rend notre garde robe, sérieuse, élégante avec une touche de modernité.
Chez Gucci, il apparaît sur des robes fluides, des manteaux structurés et des accessoires forts, assumés comme des “statement pieces”. Ferragamo par exemple, l’explore dans une version élégante et minimaliste. Notamment sur des silhouettes sculpturales et des cuirs lisses, renforçant son caractère intemporel. Alaïa l’utilise pour exalter le mouvement du corps, à travers des drapés, des robes longues et des volumes maîtrisés. Chez Bottega Veneta, le rouge cerise se fait plus silencieux mais tout aussi puissant, souvent intégré à ses sacs en cuir tressé “Intrecciato”, laissant la couleur parler d’elle-même.
L’allié des teints hâlés
La bonne nouvelle ? Cette teinte magnifie les peaux foncées. Elle capte la lumière, souligne les sous-tons chauds et crée un contraste naturel qui illumine le teint.
C’est précisément pour cette raison qu’il séduit de plus en plus de créateurs africains et de maisons internationales : le rouge cerise dialogue avec toutes les carnations, mais atteint une intensité particulière sur les peaux foncées, sans artifice.
On l’a retrouvée lors de la Fashion Week d’Abidjan sur les silhouettes d’Elie Kuame, La Maison Kantys, Ehiwoman, lors du Mali Mode show avec Kumi ou dernièrement à la Fashion Week de Nairobi. Sur le continent africain, le rouge cerise trouve un écho tout particulier. Il rappelle à la fois la terre, le feu, la fête et le rituel, tout en s’inscrivant dans une esthétique très contemporaine.



De nombreux créateurs africains l’intègrent aujourd’hui dans des silhouettes modernes, parfois monochromes, parfois associées à des matières traditionnelles comme le pagne, le bogolan ou la soie tissée. Le rouge cerise devient alors un pont entre héritage et modernité, entre mémoire et projection.
Le succès du rouge cerise ne tient pas seulement à son esthétique. Il raconte une évolution du discours autour de la féminité africaine. Une féminité qui n’a plus besoin de se justifier, ni de se conformer à des attentes extérieures. Une féminité qui ose la couleur, la présence, la visibilité.
Contrairement aux idées reçues, le rouge cerise ne se limite pas aux grandes occasions. Il peut être porté de jour comme de nuit, dans des coupes sobres ou audacieuses, selon l’intention. Il devient un outil d’expression personnelle.
Comment l’adopter dans sa garde-robe?
En total look, il crée une silhouette forte et élégante, particulièrement efficace lors d’événements ou de soirées. Associé à des tons neutres, blanc cassé, beige, kaki ou noir, il devient plus accessible et facile à porter au quotidien.
En accessoires, il apporte une touche de sophistication immédiate : sac, chaussures, foulard ou bijou peuvent suffire à transformer un look. L’essentiel est de laisser la couleur respirer, sans la surcharger.

Une couleur pensée pour durer
Si le rouge cerise s’impose comme la couleur phare de 2026, c’est aussi parce qu’il traverse les saisons. Il ne dépend pas d’un effet de mode passager. Il s’inscrit dans une vision plus durable de la mode, où la couleur devient un investissement esthétique, capable de s’adapter aux évolutions du style personnel.
Le rouge cerise est devenu le « nouveau neutre ». C’est une couleur qui dit : « Je suis élégante, mais je ne passe pas inaperçue.«
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